Ancien Hôpital

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L’hôpital

Aujourd’hui Centre Culturel, cet édifice très ancien est classé Monument Historique en 1980.

En 1372, l’hôpital comptait 12 lits. Rénové en 1432. L’Ancien Hôpital de Châtillon, n’était qu’un simple refuge accueillant surtout les miséreux, qui y trouvaient un asile. La ville s’occupait des bâtiments, le fonctionnement était laissé à la charité publique.
Les bâtiments actuels de l’Ancien Hôpital furent construits en 1732 pour accueillir et soigner les pauvres, les indigents mais également les pèlerins, grâce à la générosité du Comte de Chatelard. En 1939, il fut transformé en maison de retraite, avant de fermer définitivement ses portes en 1979.

L’hôpital était dirigé par les Sœurs de Sainte Marthe, une communauté fondée pour diriger l’Hôtel Dieu de Beaune, en Bourgogne.

L’hôpital s’organisait autour d’une cour d’honneur, au centre de laquelle un jardin des plantes médicinales a été reconstitué. A l’origine, ce jardin dit « des Simples » se trouvait derrière le bâtiment, ainsi que le potager ou encore le lavoir.

Au premier étage du bâtiment sud se trouvait la loge d’un chirurgien-apothicaire, qui enseignait aux Soeurs la préparation et les vertus des plantes médicinales. Un aumônier célébrant les messes vivait également à ce niveau.

Le bâtiment nord se compose du dortoir des Sœurs, au premier étage, et de la cuisine, la salle à manger, l’ouvroir, la tisanerie et l’apothicairerie au rez-de-chaussée. Deux escaliers monumentaux en bois et rampe en fer forgé permettent d’accéder à l’étage aujourd’hui aménagé en centre d’hébergement. L’aile ouest se divise en trois parties : la chapelle au centre et les salles des malades de part et d’autre. En effet, hommes et femmes sont séparés dans l’hôpital et occupent chacun une salle. Les médicaments étaient fabriqués par les sœurs dans la tisanerie et l’apothicairerie, grâce en partie à la culture du jardin des simples. La façade arrière, rénovée, ouverte sur le Relevant abrite un parc paysager qui accueille des manifestations musicales.

La Chapelle

La chapelle est classée Monument Historique pour ses boiseries et ses grilles en fer forgé. L’aumônier confessait les malades au moment de leur entrée à l’hôpital dans le confessionnal. La chapelle, est très sobre : les boiseries sont en chêne ; le confessionnal, à droite, et le meubles pour les objets du culte sont en noyer. De chaque côté, on trouve la salle des malades. Deux grilles en fer forgé la séparent des chambres des malades. Un aumônier dit la messe tous les jours, la chapelle est alors ouverte sur les deux salles de malades pour que les personnes alitées puissent assister à la messe. Les malades accordent une importance toute particulière aux messes : être sauvé par la religion prime sur la guérison.

La chapelle renferme des pièces très intéressantes : Les vitraux représentent la Résurrection de Lazare (frère de Marthe et de Marie) et la Rencontre de Marthe et Marie avec Jésus. Sur ce vitrail, Marthe se plaint de Marie à Jésus ; celui-ci lui répond que Marie a choisi la meilleure part. Le vitrail au-dessus de la porte représente le Sacré-Cœur. Une huile sur toile représentant Saint Vincent de Paul, une peinture sur bois, une vierge à l’enfant, sur bois, et un tableau de forme inhabituelle situé entre les vitraux.

Dans l’hôtel, les reliques sont celles de Sainte Claire née à Assise (elle a fondé la Congrégation des Clarisses) et de Saint Fortunat (né à Poitiers). Nous ignorons l’origine de ses reliques mais quelques hypothèses peuvent être avancées. Châtillon est un lieu de pèlerinage sur la route de Saint Jacques de Compostelle, Saint Vincent de Paul a séjourné à Châtillon et le village du Curé d’Ars est situé à une dizaine de kilomètres d’ici. Aussi, les pèlerins peuvent-ils donner des objets divers et variés.

L’apothicairerie

En 1814, un aumônier, l’abbé Robin, offre à l’hôpital les boiseries de style Directoire et les 120 pots en faïence de Meillonnas qui vont équiper l’apothicairerie. Les sœurs préparaient ici les remèdes pour les patients de l’hôpital, mais également pour les villageois qui, eux, les achetaient.

Dans le bas du meuble sont rangés les ustensiles. Au dessus se trouvent des tiroirs sur lesquels apparaissent des codes, tels que « f » qui signifie « feuille », « d » pour « de » et les trois premières lettres de la plante. Mortiers en bronze, marbre ou albâtre, pilons et poids ont également été conservés. Les pots contiennent des plantes, mais également d’autres produits ou potions aux vertus surprenantes : le citron comme rafraîchissant, la réglisse contre le rhume, le chocolat de santé comme tonique, les cloportes comme diurétique, l’élixir de longue vie.

La Tisanerie

La tisanerie est la pièce où sont préparées les tisanes, grâce aux plantes contenues dans les tiroirs du grand meuble en chêne, le tisanier. Nous retrouvons le bureau de l’apothicaire, et les tableaux du Comte et la Comtesse du Châtelard, mais aussi de deux donatrices Mme et Mlle Legoube. Et enfin, le triptyque de la Lamentation, classé Monument Historique, a été achevé en 1527. Les peintres qui l’ont exécuté nous sont inconnus. Cependant, les influences flamandes et italiennes de l’œuvre laissent à penser qu’il s’agirait d’élèves de ces écoles.

A noter

Une visite guidée permet de découvrir l’Apothicairerie, la Tisanerie et la Chapelle. Renseignements : Musée Traditions et Vie 04.74.55.15.70.

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services

MUSEE MUNICIPAL « TRADITIONS ET VIE » et « Ancien Hôpital/Apothicairerie »

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