L’Apothicairerie

Contenu de la page : L’Apothicairerie

Ancienne pharmacie de l’hôpital royal, elle a été dirigée par les Sœurs de Sainte Marthe qui y ont fabriqué et vendu des remèdes jusqu’en 1939, c’est-à-dire durant deux siècles.

Elle renferme une collection exceptionnelle de 120 pots de faïence de Meillonnas, rangés sur des boiseries du début du dix-neuvième siècle. Le décor de ces pots est unique puisque spécialement créé pour l’apothicairerie. En 1814, un aumônier, l’abbé Robin, offre à l’hôpital les boiseries de style Directoire et les 120 pots en faïence de Meillonnas qui vont équiper l’apothicairerie. Les sœurs préparaient ici les remèdes pour les patients de l’hôpital, mais également pour les villageois qui, eux, les achetaient.

Dans le bas du meuble sont rangés les ustensiles. Au dessus se trouvent des tiroirs sur lesquels apparaissent des codes, tels que « f » qui signifie « feuille », « d » pour « de » et les trois premières lettres de la plante. Mortiers en bronze, marbre ou albâtre, pilons et poids ont également été conservés. Les pots contiennent des plantes, mais également d’autres produits ou potions aux vertus surprenantes : le citron comme rafraîchissant, la réglisse contre le rhume, le chocolat de santé comme tonique, les cloportes comme diurétique, l’élixir de longue vie.

Une nativité du dix-huitième, restaurée, de style baroque, orne le dessus de la cheminée.

Dans une salle attenante la tisanerie, on peut admirer une œuvre d’une valeur artistique inestimable : un triptyque représentant une descente de croix, sur panneau de bois central, complété par deux volets. Sur celui de gauche, l’agonie du Christ au jardin des Oliviers et sur celui de droite, la Résurrection. Au dos de ces volets figurent les Apparitions de Jésus à Marie-Madeleine et à sa mère.